La nourriture
Afin de ne pas nous surcharger, nous avons choisi de ne pas prendre de réchaud. Après plusieurs visites dans les supermarchés locaux, notre nourriture, très transportable et utilisable à tout moment, se constituait de :
  • pour les petits-déjeuners :
    • une pomme ;
    • deux Bixit (les Bixit sont des petits biscuits norvégiens à base d'avoine "36% havre") ;
    • une barre de chocolat noir ;
    • 10 amandes.
  • pour les déjeuners et dîners :
    • deux sandwichs avec du vrai pain de mie au fromage (gulost) / salami (trønderfår) ;
    • deux Bixit ;
    • une barre de chocolat noir ;
    • 10 amandes.
Les vivres pour deux jours.
  • les extras :
    • bananes ;
    • pâtisseries à la cannelle.
Vous imaginez donc bien que nous ne pourrons pas vous apprendre grand chose sur la gastronomie norvégienne. D'après ce que nous avons pu voir du pique-nique des autres pèlerins, le salami et le gulost sont appréciés, et les Bixit sont plébiscités. En remplacement du duo charcuterie-fromage, certains ont fait le choix de manger du Stabbur-Mackrell, une préparation de maquereau à la tomate, et d'autres appréciaient le fromage en tube, certes facilement transportable, mais auquel nous ne sommes pas parvenus à trouver le moindre goût.





L'hébergement
Nous sommes partis avec une tente, qui donne de l'autonomie pour l'organisation des étapes et permet de limiter les dépenses d'hébergement. La législation norvégienne (loi du droit d'accès à la nature) est très souple en matière de camping sauvage. Nous avons donc pu camper assez facilement pendant le premier tiers du séjour (avant Lillehammer). Une fois entrés dans la vallée du Gudbrandsdalen, cela est devenu plus compliqué, en raison de la pente du terrain mais aussi de la météo. Nous avons donc pris plusieurs fois des lits dans des auberges pour pèlerins. Dans les montagnes du Dovrefjell, nous avons à nouveau pu utiliser la tente.

Les auberges pour pèlerins, ou pilegrimsherberge, proposent des lits en dortoir ou chambre, souvent dans des bâtiments de ferme aménagés. La plupart du temps, en plus de la salle de bain et des toilettes, il y a une cuisine qui permet de se préparer un plat chaud. Une nuit nous a coûté entre 225 et 300 couronnes norvégiennes par personne (entre 22 et 30 euros environ). Il est possible de réserver, ce que nous n'avons jamais fait, mais nous avons eu de la chance : à chaque fois il restait de la place pour nous.

Une solution intermédiaire, que nous avons utilisée trois fois, est le camping : nous avons alors payé entre 100 et 150 couronnes pour une tente.

Enfin, nous avons passé plusieurs nuits dans des cabanes ou chalets, certaines payantes (par virement ou en cash), certaines gratuites, comme par exemple les gapahuk (cabanes fermées sur seulement trois pans).



Le topo
Nous avons utilisé The Pilgrim road to Trondheim, écrit par Alison Raju, republié en 2015 après une première édition datant du début des années 2000. Ce guide, le seul disponible en anglais, est satisfaisant en ce qui concerne les cartes (que l'on trouve aussi sur le site officiel du pèlerinage), et il décrit bien le chemin. Les indications sur les aménagements pour les pique-niques et les gapahuk nous ont été bien utiles.

Cependant, nous avons eu plusieurs reproches à lui faire :
  • malgré l'actualisation récente du guide, certaines informations sur les hébergements sont obsolètes (comme celles sur le Otta turistsenter, abandonné depuis plusieurs années, qui nous a fait faire 6 km de plus que prévu sur une étape) ;
  • il y a des erreurs dans les distances indiquées entre certains lieux, ce qui peut être problématique pour l'organisation des étapes ;
  • enfin, l'auteur a tendance à faire de nombreuses mises en garde sur la difficulté du trajet. Certes, certains passages deviennent probablement très glissants par grosse pluie, mais dans l'ensemble le terrain n'est pas difficile ni technique pour des marcheurs un tant soit peu habitués à la randonnée en montagne, et pas trop chargés.

À partir de Dovre, à chaque limite de commune se trouvait une boîte avec un prospectus bien utile donnant des informations sur les hébergements pour pèlerins, les supermarchés, les horaires d'ouverture des églises et musées sur la commune. Et pour ceux qui parlent allemand, le guide Norwegen : Olavsweg, d'Hanna Engler, était très apprécié par les marcheurs germanophones que nous avons croisés.



L'équipement
  • Matériel collectif :
    • 1 tente légère (moins de 2 kg) ;
    • 1 couverture de survie épaisse pour mettre sous la tente ;
    • 1 couteau suisse ;
    • des lingettes pour les jours sans douche ;
    • 1 savon d'Alep (dans un bas nylon pour le suspendre facilement quand on veut l'égoutter) ;
    • 1 cuvette pliable ultra-légère ;
    • 1 rouleau de papier toilette ;
    • 1 appareil photo ;
    • 1 paire de jumelles légères ;
    • 1 boussole ;
    • 1 panneau solaire pour recharger les appareils électroniques (+ 1 batterie) ;
    • 1 gobelet ;
    • une trousse à pharmacie (crème Nok pour les pieds, gel à l'arnica, pansements à ampoules et pansements ordinaires, médicaments de base, désinfectant, ...) ;
    • 1 coupe-ongles, 1 pince à épiler, des épingles à nourrices, aiguilles et fils pour les réparations d'urgence ;
    • les pages utiles du topo, passé au massicot ;
    • 1 petit carnet + 1 crayon.
  • Matériel individuel de C. (estimation du poids du sac : 9 kg sans eau ni nourriture, autour de 13 kg après ravitaillement pour 2-3 jours) :
    • sac à dos de 60-65 litres ;
    • 1 poche à eau de 2 litres ;
    • 2 bâtons de randonnée télescopiques ;
    • matelas en mousse (recoupé à 1 m) ;
    • sac à viande en soie ;
    • duvet synthétique, température de confort 0 °C (il était trop chaud pour le début du séjour, mais apprécié quand il a commencé à faire plus froid) ;
    • chaussures de randonnée à tige haute (elles manquaient d'amorti pour les passages sur asphalte, mais nous les avons appréciés pour les passages dans la caillasse ainsi que dans les tourbières, où le pare-pierre a joué un rôle efficace de protection contre les infiltrations) ;
    • 1 paire de tongs pour le bivouac ;
    • 1 paire de semelles de rechange + 1 paire de lacets ;
    • 2 paires de chaussettes de randonnée et 1 paire de chaussettes ordinaires ;
    • 1 paire de guêtres hautes pour la marche dans les herbes mouillées ;
    • 1 pantalon convertible en short ;
    • 1 collant en laine de mérinos pour le bivouac ;
    • 3 sous-vêtements bas, 2 sous-vêtements haut dont un en mérinos ;
    • 2 t-shirts manches courtes et 1 t-shirt manche longue en laine de mérinos ;
    • 1 veste en laine polaire légère ;
    • 1 doudoune en plume légère ;
    • 1 veste de pluie ;
    • 1 cape de pluie ;
    • 1 grand foulard qui servait un peu à tout (protection contre le vent, le soleil, mais aussi nappe, paréo, ...) ;
    • 1 paire de lunettes de soleil ;
    • 1 chapeau ;
    • 3 mouchoirs en tissu ;
    • 1 serviette de toilette légère (en matériau synthétique) ;
    • trousse de toilette (brosse à dent coupée, dentifrice, déodorant, crème solaire) ;
    • 1 lampe frontale ;
    • 1 téléphone portable ;
    • 1 liseuse ;
    • 1 sac poubelle 100 litres (pour s'asseoir par terre ou protéger le sac) et un 30 litres (pour stocker les chaussures dans la tente).
  • Matériel individuel pour P.M. :
    • sac à dos de 60-65 litres ;
    • 1 poche à eau de 2 litres ;
    • matelas autogonflant ;
    • sac à viande en soie (utilisé une fois : pas agréable d'être coincé dedans alors que l'on est déjà dans le duvet...) ;
    • duvet synthétique, température de confort 0 °C ;
    • chaussures de randonnée à tige haute ;
    • 1 paire de tongs pour le bivouac ;
    • 1 paire de semelles de rechange + 1 paire de lacets ;
    • 3 paires de chaussettes de randonnée ;
    • 1 paire de guêtres hautes pour la marche dans les herbes mouillées ;
    • 1 pantalon (jamais utilisé : il ne faisait pas assez froid) ;
    • 2 shorts ;
    • 3 sous-vêtements ;
    • 3 t-shirts manches courtes (matériau synthétique) ;
    • 1 sweat à capuche épais et moelleux ;
    • 1 pull polaire ;
    • 1 veste de pluie en Gore-Tex ;
    • 1 cape de pluie ;
    • 1 chèche (autour du cou ou sur la tête, selon la température) ;
    • 1 paire de lunettes de soleil ;
    • 1 bonnet en laine ;
    • 1 serviette de toilette légère (en matériau synthétique) ;
    • trousse de toilette (brosse à dent coupée, déodorant, produit pour lentilles de contact, lentilles de rechange, gel antibactérien, chewing-gums) ;
    • 1 lampe frontale ;
    • 1 téléphone portable ;
    • 1 sac poubelle 100 litres et un 30 litres.


Nous sommes plutôt contents de notre liste, les sacs n'étaient pas trop lourds, nous n'avons manqué de rien et avons utilisé tout ce qui a été emporté.

Ce qui aurait pu être apprécié en plus :
    • des sachets de boisson chocolatée instantanée : les hébergements permettaient d'avoir de l'eau chaude, mais proposent seulement du café et du thé. Du sucre ou une boîte de sucrettes auraient aussi pu être utiles ;
    • pour C., frileuse des doigts, une paire de gants fins.



Pour en savoir plus sur les chemins de St. Olav

Le site officiel : The pilgrim paths to Trondheim